Notre Concept pour ce site

La physique quantique a très vite évolué pendant ces cent dernières années. Malgré son efficacité et le grand intérêt qu’elle suscite dans le monde, elle a souvent laissé un sentiment d’incompréhension et parfois même un sentiment d’incrédulité.

- Le sentiment d’incompréhension est lié au fait que le réel était si bien mathématisable que les physiciens furent conduits à estimer que les structures mathématiques pouvaient être suffisantes pour comprendre la nature du réel.
La mathématisation du réel, cependant, peut parfois conduire à des mirages arithmétiques. Einstein en a fait, d’ailleurs, l’expérience quand, fort de ses succès, il avait conclu, sur base de ses équations, que la physique quantique ne pouvait se passer de variables cachées pour résoudre le problème que posait son paradoxe EPR.
Il aura fallu attendre une nouvelle génération de physiciens pour comprendre, avec Bell et Aspect, qu’aucune théorie à valeur cachée locale, contrairement à ce qu’Einstein affirmait, ne pouvait rendre compte des corrélations entre particules intriquées et séparées par de grandes distances.
La grande diversité d’opinions différentes entre physiciens, quant à la nature de ces corrélations, indique clairement qu’il reste quelques choses à découvrir dans ce domaine.
Einstein, par ailleurs, en développant sa théorie de la relativité restreinte, a introduit un changement important dans les notions de temps et de simultanéité. Ce changement devient encore plus marquant en relativité générale, ainsi que dans les efforts contemporains tendant à construire une théorie quantique de la gravité. La notion intuitive du temps dans la théorie physique se trouve donc remise en question par ces développements.
Ceci nous emmène ainsi à une réflexion sur le concept du temps, qui sans évidemment remettre en question les résultats des théories de la relativité, devrait nous permettre des interprétations de la notion du temps plus compatibles avec notre intuition et avec la mécanique quantique.
- Le sentiment d’incrédulité, soulevé par la mécanique quantique était dû à la nature de certains concepts de cette théorie qui apparaissaient, non seulement contraires au sens commun, mais parfois même incompatibles avec des résultats généraux qui semblaient scientifiquement avérés.
La culture occidentale très imprégnée de concepts d’origines métaphysiques a toujours induit les physiciens à une grande retenue quant aux limites à ne pas dépasser entre la physique et la métaphysique.
Des découvertes, telles que l’apparente communication instantanée entre des particules intriquées ont rendu Einstein incrédule, mais n’ont pas, pour autant, fait l’objet d’un nombre suffisant d’études approfondies dédiées à la recherche d’une compréhension rationnelle de ce phénomène.
Ces problèmes induisent souvent chez le physicien le sentiment trouble que trop y réfléchir signifie sortir des frontières de la science pure.
C’est ainsi que des études passionnantes comme celles qui furent faites par Roger Penrose et Stuart Hameroff sur la relation entre la physique quantique et la conscience, incluant ce qu’ils ont appelé la proto-conscience, n’ont pas reçu un accueil en ligne avec la portée de ces découvertes.
Cette frange un peu floue de la frontière entre la physique et la métaphysique mérite une étude approfondie, à condition que cette étude ne s’éloigne pas trop des sentiers rationnels de la science.
Notre Concept consiste donc à développer plusieurs lignes de réflexion en rendant toutes les idées qu’elles contiennent accessibles à un très large public, but qui pourra être atteint si l’on évite à notre avis, d’utiliser des équations pour compléter nos propos :

1.Les liens de l’entropie avec l’espace-temps. Est-ce que l’ « état particulier » de l’espace-temps au moment du big bang, tel que préconisé par Roger Penrose dans son concept CCC, peut signifier un état ou l’information était conservée?
Ceci justifierait l’idée que l’entropie va en diminuant vers le passé et en augmentant vers l’avenir. (voir dans la section "thèses" les deux articles "Conscience dans l'univers", et "Avant le Big Bang").

2. Les limites entre physique et métaphysique. Qu’est-ce que la protoconscience ? Existe-t-elle uniquement à l’état élémentaire dans les particules, ou bien est-elle également présente dans ce qu’on a coutume d’appeler l’énergie sombre, sous sa forme élaborée ?
Si jamais elle existait sous cette forme élaborée dans l’énergie sombre, serait-elle la source de cette intentionnalité de l’espace-temps ?
Si l'entropie était conservée et qu’elle était inversement proportionnelle à l’information, il en résulterait que l'intentionnalité de l'énergie sombre serait la source du transfert de l'entropie en information pour générer la matière et la vie.

3. La limite de la mathématisation du réel, et la nécessité, à partir d’un certain stade, que nous croyons avoir atteint, de mener la pensée scientifique vers les extrêmes confins de la science avant de toucher à la métaphysique.

4. Notre concept sera la réflexion sur tous les points ci-haut mentionnés, ainsi que l’objet de ce site, et nous avons la claire volonté d’encourager les physiciens par tous les moyens possibles à ne pas hésiter à aller plus loin dans leur réflexion sur ces thèmes-là.
Pour illustrer tout ce qui précède, nous avons sélectionné dans la section "livres" quelques écrits pouvant éclairer nos propos, Tous les mois nous procèderons à l'ajout d'un nouveau livre avec son résumé en Français et en Anglais.